Permis de conduire en Turquie : jusqu'à 50 000 livres l'an prochain
Les auto-écoles veulent augmenter leurs tarifs de 50 à 80 % l'an prochain, et l'examen change aussi : parcours libres, vrais véhicules, périphérique.

Tu comptes passer ton permis en Turquie ? Mieux vaut te dépêcher. Les auto-écoles réclament de fortes hausses de prix pour la nouvelle année, et l'examen pratique va lui aussi se durcir.
Que se passe-t-il ?
Les auto-écoles ont commencé à déposer leurs propositions de tarifs pour la nouvelle année. Les demandes sont transmises aux commissions provinciales, avec en tête celles d'Istanbul et d'Ankara.
Les écoles veulent augmenter les frais de formation de 50 à 80 %. Elles invoquent la hausse du carburant, de l'entretien des véhicules, des loyers et des salaires. Selon les représentants du secteur, le carburant et le loyer des locaux pèsent le plus lourd dans le coût de la formation.
Dans les grandes villes, les tarifs actuels, entre 20 000 et 25 000 livres, devraient grimper à environ 35 000 livres une fois que les commissions auront tranché.
Quoi d'autre à payer ?
Le cours n'est pas la seule dépense. Les frais d'examen, les taxes liées au permis et le coût du papier sécurisé officiel s'ajoutent. Par exemple, la taxe pour un permis A1-A2 (moto) est de 2 240 livres.
Ces taxes augmenteront aussi en début d'année via la réévaluation annuelle (un ajustement automatique annuel à l'inflation). Au total, le coût du permis devrait friser les 50 000 livres.
Sans surprise, les candidats qui veulent finir avant l'entrée en vigueur des changements provoquent une ruée vers les nouvelles inscriptions.
Comment l'examen change-t-il ?
Les règles de l'examen changent aussi. Les candidats n'auront plus à mémoriser un parcours fixe. L'examen se fera sur des itinéraires libres, et tu seras évalué dans une circulation fluide.
Le stationnement entre deux plots est supprimé. Désormais, tu devras te garer entre de vraies voitures.
Le programme imposera aussi aux élèves de s'entraîner à conduire sur le périphérique.
Et ensuite ?
Les commissions provinciales vont maintenant fixer les tarifs définitifs. D'ici là, les 35 000 livres sont une estimation, pas un prix officiel.



