Le nouveau ministre espagnol des Transports n'évite pas la grève des conducteurs
La première rencontre de Carlos Cuerpo avec le syndicat des conducteurs s'est achevée sans accord : les grèves des 10 et 12 novembre restent. Nouvelle réunion vendredi.

Le nouveau ministre espagnol des Transports a tenu sa première réunion avec le syndicat des conducteurs de train. Elle s'est terminée sans accord, et pour l'instant les grèves à la Renfe (l'opérateur ferroviaire public espagnol) restent au calendrier.
Carlos Cuerpo, premier vice-président du gouvernement et ministre de l'Économie, a aussi repris le portefeuille des Transports cette semaine. Son ministère a présenté la rencontre avec le syndicat de conducteurs Semaf comme un « premier contact » destiné à construire une « relation fluide ». Le Semaf, lui, affirme qu'elle s'est achevée « sans avancées ».
Que s'est-il passé ?
Cuerpo a lancé un cycle de discussions avec les syndicats du rail à peine deux jours après sa prise de fonctions. Les représentants du Semaf lui ont exposé en face à face les revendications à l'origine du conflit actuel. Ils ont aussi confirmé que, « pour l'instant », les grèves à la Renfe des 10 et 12 novembre sont maintenues.
Une autre date est à retenir : le syndicat est reconvoqué pour une nouvelle réunion ce vendredi.
Il y a eu une bonne nouvelle. Les conducteurs d'Ouigo ont annulé leurs grèves prévues en novembre et en décembre après un accord avec l'entreprise. Il porte sur des manquements répétés à leur convention collective, surtout en matière de temps de travail, de planification des services, de repos et de rémunération des heures supplémentaires.
Pourquoi est-ce un tel casse-tête ?
Les deux prochaines semaines pourraient tourner au cauchemar pour les voyageurs. Les grèves annoncées avant l'accident mortel, au départ neuf jours au total, coïncident désormais avec la grève générale du 11 novembre. S'y ajoute un arrêt de travail le 17 novembre, directement lié à la catastrophe d'Urda.
La CCOO, l'un des plus grands syndicats d'Espagne, a étendu cet appel du 17 novembre au personnel d'Iryo et d'Ouigo, en plus de celui d'Adif (le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire) et de la Renfe. La demande : plus de sécurité sur le réseau. Un rassemblement devant le Congrès est prévu le lundi 16 novembre.
Le Semaf a aussi lancé son propre appel, qui concerne les conducteurs de huit opérateurs : Renfe, Iryo, Ouigo, Transfesa, Continental Rail, Tracción Rail, Captrain et Medway. Sa position est claire : il ne mettra pas le conflit de côté sans « mesures concrètes, matérielles et vérifiables ».
Et ensuite ?
La réunion de vendredi dira si le ministre peut proposer quelque chose que le Semaf accepte. Le comité d'entreprise d'Adif se réunira de nouveau le 18 novembre pour évaluer la situation.
Cuerpo a aussi une seconde mission : trouver « la bonne personne » pour diriger Adif, une présidence de courte durée, à ce qui est sans doute le moment le plus difficile de l'histoire de l'organisation.
Un peu de contexte : l'accident d'Urda a fait au moins 69 morts et plus de 200 blessés, et le prédécesseur de Cuerpo, Óscar Puente, a démissionné après être venu s'expliquer devant le Congrès.
Fil de l'histoire
Grèves ferroviaires espagnoles après l'accident d'Urda · 3 étapes
Ce qui s'est passé avant et après cette info. Les événements de contexte non couverts ont été résumés par une IA.



