Ninho se confie dans son documentaire Netflix sur l'agression subie à 14 ans
Dans le documentaire Netflix qu'il coproduit, Ninho raconte pour la première fois l'agression qui a failli lui coûter la vie à 14 ans, en Essonne.

Peu d'interviews, presque jamais de confidences. Dans le documentaire Netflix qu'il coproduit, Ninho : le prix à payer, en ligne depuis le 4 novembre, le rappeur se livre enfin. Et un épisode marque : le jour où, adolescent, il a frôlé la mort.
Que s'est-il passé ?
Ninho a grandi en Essonne. À 14 ans, raconte-t-il, les bagarres avec les jeunes d'un quartier voisin étaient devenues une routine. « Des fois on va dans leur collège, on attrape le premier, dès qu'il sort... Et boum boum boum. »
Un jour, après une nouvelle altercation, toute une bande surgit d'une camionnette. « Le temps qu'on réalise, ils ont ouvert les portes, un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit... », se souvient-il. Il tente de fuir dans la forêt, mais il est rattrapé et battu par 12 adolescents. « Le premier coup, le deuxième, troisième, une pierre, un truc. Après, mon cerveau... tout est devenu noir. »
Comment a-t-il survécu ?
Un ami explique dans le film qu'il a reçu des coups de couteau et de tournevis, qu'on lui a cassé toutes les dents, puis qu'il a été enterré. Il est retrouvé par hasard par une classe en sortie de course d'orientation.
Les pompiers interviennent. Ils font comprendre à ses parents qu'une heure de plus sous terre lui aurait été fatale. Sa mère, infirmière, se souvient d'une fracture du nez et d'une fracture au niveau du cerveau, la plus inquiétante. Ninho évoque 71 fractures intracrâniennes.
Il raconte aussi son réveil à l'hôpital, dans une chambre où il ne voyait pas son visage. « Tous ceux qui viennent, ils font une tête de ouf. »
Qui est Ninho aujourd'hui ?
William Nzobazola de son vrai nom est l'un des plus gros vendeurs d'albums en France. Comme prévu, Destin, Jefe et la mixtape M.I.L.S. se sont écoulés à des millions d'exemplaires. Il compte 8,6 millions d'auditeurs mensuels sur Spotify et a rempli deux fois le Stade de France, avec des titres qui parlent de violence de la rue, de trafic de drogue et de revanche.
Les auteurs du film, Thibaut de Longeville et Yanis Tiliouine, l'ont suivi depuis 2022, jusque dans des moments très intimes comme l'enterrement de son père.



