Almodóvar chante « Suck it to me » en direct à la télé, 30 ans après
Pedro Almodóvar venait parler de son premier roman à La revuelta et a chanté son vieux tube avec Fabio McNamara. Il a aussi conseillé Broncano sur Abascal.

Pedro Almodóvar est venu parler de son premier roman. Il est reparti après avoir chanté en direct à la télévision espagnole pour la première fois en plus de trente ans.
Le réalisateur était jeudi l'invité de La revuelta, l'émission de late-night de David Broncano sur La 1 de TVE (la télévision publique espagnole).
Que s'est-il passé ?
Almodóvar était là pour présenter El hombre que solo escribía en los aviones (« L'homme qui n'écrivait que dans les avions »), son premier roman. Il a commencé par une blague : il était venu « célébrer la victoire des démocrates aux États-Unis ».
Puis il a évoqué le Teatro Albéniz, le théâtre madrilène où l'émission est enregistrée. Il s'est souvenu d'y avoir accompagné Chavela Vargas (« C'était son théâtre à Madrid ») et du combat pour sauver le bâtiment quand il était sur le point de disparaître.
Cela l'a mené à ses années de chanteur avec Fabio McNamara. « Si vous la connaissez, on la chante et on la danse », a-t-il lancé au public. Avec les percussions de Grison et la salle qui tapait des mains, il a chanté Suck it to me, la chanson écrite pour son film de 1982 Laberinto de pasiones. « Fabio et moi faisions une parodie de punk », a-t-il dit ensuite. Il a ajouté avoir improvisé une chanson qui était un classique du Rock-Ola, le club qui était un temple de la Movida madrilène.
Un conseil à Broncano avant Abascal
L'essentiel de l'entretien a porté sur la politique. Almodóvar a dit être « pétrifié » d'apprendre que Santiago Abascal, candidat de Vox aux élections, sera l'invité de Broncano le lundi 9 novembre. Il a même proposé de s'asseoir dans le public.
Son conseil : ne pas être neutre. Broncano a répondu qu'il ne pouvait pas traiter les invités différemment, car la Junta Electoral Central (la commission électorale espagnole) a dit que tous les candidats devaient être invités. « Tout le monde doit venir. C'est ça, la démocratie », a répondu Almodóvar. « Mais ton attitude envers chacun n'est pas la même. »
Il a aussi critiqué la décision de Vox et du parti d'Abascal en Castille-et-León de refuser des subventions aux « œuvres idéologisées » ou contenant de la « propagande ». Pour lui, c'est un euphémisme pour la censure. Il a suggéré à Broncano de laisser Abascal parler des migrants et de la société, et de garder la question classique : est-il plus sexiste ou plus raciste ?
Broncano a dit qu'Abascal fait déjà partie de la conversation « que cela plaise ou non ». Il a ajouté que, même s'il est plus réservé à RTVE, il donnera son avis sur certains sujets.
Et ensuite ?
L'épisode a réuni 13,1 % de part d'audience. C'est moins qu'El hormiguero (14,5 %), mais La revuelta est arrivée en tête sur la cible commerciale, l'audience que les annonceurs valorisent le plus.
Ada Colau sera là mardi, et Abascal suivra le lundi 9 novembre.
Fil de l'histoire
Almodóvar chante dans La revuelta · 3 étapes
Ce qui s'est passé avant et après cette info. Les événements de contexte non couverts ont été résumés par une IA.



