Mulemo.

48 heures à L'Escale, le plus grand routier de France, avant la présidentielle

Une équipe de France Télévisions a passé deux jours à L'Escale, près de Châteauroux, pour écouter routiers et salariés avant la présidentielle.

2 min de lecture
Trucks parked outside a large roadside restaurant in central France at dawn.
Image: franceinfo

Petit-déjeuner à 5 heures, carburant au cœur des conversations et présidentielle à l'horizon. Bienvenue à « L'Escale », présenté comme le plus grand restaurant routier de France.

Une équipe de France Télévisions s'y est installée pendant 48 heures pour savoir de quoi on parle devant un repas chaud.

Que s'est-il passé ?

L'Escale est une institution au bord de la route entre Paris et Toulouse, près de Châteauroux. Julien Benedetto y a passé deux jours pour le « Mag du 20h ». Cela fait partie d'une série hebdomadaire avant la présidentielle : chaque semaine, un visage de France Télévisions part à la rencontre des Français autour d'un repas.

À table, il a croisé des camionneurs, des familles en route pour les vacances et des riverains. Le restaurant s'éveille à 5 heures, et les premiers clients sont souvent des chauffeurs qui déjeunent avant de longues heures de route.

Quelles sont les inquiétudes ?

Les prix des carburants reviennent en premier. Les routiers disent souffrir terriblement de la hausse et reprochent au gouvernement son inaction.

Ils se sentent aussi mal jugés. « Les gens nous voient comme de la mer*e, mais ils oublient qu'on a leurs marchandises dans ce camion », glisse l'un d'eux, amer. Plusieurs se disent attristés par le regard des Français sur leur métier. Beaucoup décrivent un mode de vie difficile, qui leur coûte parfois leur famille.

Les salariés partagent ce ras-le-bol. Ici, tout le monde travaille 40 heures par semaine pour 2 000 à 2 500 euros net. L'un d'eux demande aux politiques d'arrêter de faire rêver et de faire du concret, avec une hausse du pouvoir d'achat.

L'homme qui tient la maison

Dominique Thomas, 68 ans, dirige l'établissement depuis 20 ans. Il est là tous les jours, week-end compris, midi et soir. Il faut aller vite, gérer son équipe et rester chaleureux avec les clients.

Le recrutement est son plus gros défi. Après le Covid, un tiers de ses salariés n'a pas voulu revenir. Trouver du personnel compétent qui accepte les contraintes du métier est difficile, admet-il, et sa vie de famille en pâtit.

Un refuge malgré tout

Pour les chauffeurs, s'arrêter le soir, retrouver les copains, partager un apéro ou un repas chaud et refaire le monde est un immense réconfort. Dans quelques mois, beaucoup espèrent que les candidats auront entendu ce qui se dit à ces tables.

#truckers#france#presidential election#fuel prices#wages#restaurant
Ça vous fait quoi ?

Plus dans: Société

Tout voir →